Le Leica S sur le terrain

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Aujourd’hui je m’essaie à un exercice un peu particulier, celui d’assistante pour un photographe : Julien Dumas. Pour la réalisation de sa nouvelle image, Leica lui a prêté le Leica S, moyen format de 37 millions de pixel, que nous avons pu brièvement tester. Voici un petit retour sur cet appareil photo.

Réalisation d’une photo « Lost In » avec un Leica S

Je vous invite à découvrir l’ensemble de sa série Lost In de Julien Dumas sur son site internet.
Le choix de Julien c’est porté cette fois ci sur une image en forêt, avec un modèle, un caddie de supermarché , et la réalisation de fumée. Afin de l’assister au mieux, j’ai donc du gérer essentiellement l’éclairage sur le modèle, la mise en place de la fumée.

Leica a également prêté un Leica S à Julien à cette occasion. Cela nous a donc permis de le tester dans les conditions hors studio. La Série S de chez Leica est plutot destinée à un usage studio, mais son coté gros reflex nous a donné envie de le tester à l’extérieur sur le terrain.

Appréhender le Leica S

Le Leica S est un appareil photo moyen format de 37 millions de pixels, il était muni de l’objectif Summarit-S 70mm f/2.5 ASPH. Comparé à un reflex 24×36 le 70mm correspond à 55mm en petit format.
Physiquement, on peut constater que c’est un bel objet, les finitions sont belles, la prise en main est agréable et il ne possède pas une multitude boutons de fonction. Leica mise donc sur la sobriété et c’est tout à leur avantage. Sobriété que l’on retrouve dans les modes proposés, un mode A, P et M, puis une grosse molette pour choisir la vitesse.
Niveau ISO , on peut choisir entre 100 et 1600. Nous nous contenterons du mode 100 ISO, comme il sera posé sur trépied.

Leica S

Leica S

 

 Ergonomie un peu déroutante

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Les premiers pas avec le Leica pourrait être défini de déroutant. En effet l’ergonomie est relativement différente d’un Canon par exemple. Sur la droite de l’appareil la molette est réservé au choix de la vitesse, et à petit écran assez succinct pour les informations de prise de vue. L’appareil possède également un écran 3′, très agréable. 4 boutons sur les cotés de l’écran pour naviguer dans les menus de réglages.

Quand on est habitué a un appareil et que l’on change de marque il y a toujours un petit temps d’adaptation concernant l’ergonomie. Nous ne l’avons pas eu assez en main pour juger en détail ce point. Il aurait été nécessaire de lire le mode d’emploi afin d’être moins pris au dépourvu

Malgré tout a froid notre seule déception sera le bouton pour passer les modes : le petit bouton à droite de l’œilleton n’est pas aisé pour faire défiler les modes sans cliqué dessus par inadvertance , gros doigts s’abstenir.

Voici la différence de « corpulence » entre un Leica S et un Canon 7D

Leica S et Canon 7D

Leica S et Canon 7D

Point important, dans les conditions dans lesquelles il va être utilisé : à la tombée du jour, la luminosité étant un peu faible, il est nécessaire de le mettre sur trépied, mais aussi d’utiliser un déclencheur, nous avons testé sans déclencheur pour voir et nous avons remarqué un flou de bougé, que je retrouve nettement moins sur le 7D. Mais bon c’est tout a fait normal, avec 37 millions de pixel, les utilisateurs du Nikon D800 connaissent également ça.

Prise de vue avec le Leica S

La prise de vue fut également un peu déroutante, mais aussi du quelque part à l’habitude d’utiliser toujours le même appareil photo. Nous avons été surpris de la différence de luminosité entre l’écran et la photo finale. Les photos sont finalement un peu trop sous ex par rapport ce qu’il y avait sur l’écran lors de la prise de vue.
Après recherche nous avons donc découvert une option intéressante que nous n’avons pas (encore) sur les reflex c’est l‘écran LCD qui pour des raisons de lisibilité, adapte automatiquement son intensité à la luminosité extérieure ! Comme nous avons sur les écrans tactiles de nos téléphones. Voilà ce qui nous aura induit en erreur.

Personnellement j’ai tendance a me fier à l’écran plutôt que de vérifier les courbes ! Grave erreur donc quand on change de matériel.
Malgré tout en post production cela a été rattrapable grâce à la qualité de l’appareil. Voici une comparaison entre l’image brut et un rajout d’exposition en post production sous Lightroom :

image brut du leica S

image brut du leica S

rattrapage d'exposition Leica S

rattrapage d’exposition Leica S

Cliquer sur l’image pour la voir en grand !

Malgré notre erreur en matière d’exposition, la qualité de l’appareil et de l’image vont faire que le rattrape en post production ne posera aucun souci et l’image obtenue sera au top !

Image finale de Lost In Wood

Lost In Wood par Julien Dumas

Lost In Wood

 

Conclusion de cette première approche

Pour conclure, il apparait qu’un temps d’adaptation est nécessaire afin d’appréhender l’ergonomie Leica.
Bien lire le manuel serait un bon point de départ pour aller à l’essentiel. Le résultat lui en tout cas est là et on espère pouvoir récidiver pour aller plus loin dans son fonctionnement.

   Points forts

  • Ergonomie épurée
  • Design et finitions de qualité
  • Qualité de l’image, bruit faible
  • Parfaite récupération de la sous exposition sans détérioration de l’image
  • Très bon piqué de l’objectif Summarit–S 70 mm

   Points faibles

  • Le petit bouton pour changer les modes, pas pratique
  • Écran lumineux qui change d’intensité selon les conditions de luminosité extérieur et rendu froid

 L’image Lost in Wood à été réalisé par Julien Dumas

Modèle : Candice
Assistante : moi-même

Les photos de l’appareil Leica S viennent du Site Leica France.

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About Author

Exploratrice et photographe passionnée d’histoire, mon travail s’articule autour de 2 axes : la photographie documentaire et la photographie artistique. Je réalise des reportages sur les souterrains et lieux abandonnés dans un but documentaire et réalise des photos témoignages afin de garder une trace de ce patrimoine oublié. Mes séries de photos artistiques, réalisées dans des lieux abandonnés deviennent le décor de mises en scène où elle exprime son ressenti des lieux, les sublime et les fait renaître le temps d’une image, en mélangeant rêve et réalité afin de s’approprier le lieu.

Un commentaire

  1. Très bon article,

    Je me permet d’apporter quelques précisions :

    Le boitier permet également d’utiliser un mode « T » ou priorité vitesse en enfonçant la molette du diaphragme, on peut utiliser cette même molette pour naviguer dans les menus, et valider ses choix toujours en enfonçant la molette. (plus pratique que le joystick pour les gros doigts)

    Pour limiter le flou de bougé en basse vitesse, je ne saurais que trop recommander d’utiliser le relevage du miroir qui améliore grandement les choses (surtout avec un moyen format).

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