La région est connue pour son exploitation des mines de fer. C’est dans l’optique de trouver d’éventuels accès à des mines que nous nous promenons. Puis au détour d’une route cet immense bâtiment dont une partie est abandonnée, attire notre attention.

Les anciennes mines de fer

Les anciennes mines de fer de cette région ont été exploitées depuis le IIe siècle av. J.-C. D‘abord à ciel ouvert puis en galeries jusqu’en 1987. Son exploitation cessa en 1999.
Cette mine sera celle qui aura le plus grand rendement. Il est donc normal de trouver des vestiges des installations. Quelques bâtiments en ruine sont visibles mais sans grand intérêt. On peut également y trouver des carcasses d’engins de chantier, l’entrée de la mine elle-même… mais murée !

Logements des mineurs

Au départ le minerai extrait était envoyé vers des sites de traitement plus loin. Mais l’arrivée d’industrialisation et des hauts-fourneaux permet à la mine d’extraire encore plus de minerai.
De nombreux bâtiments sont alors construits : pour traiter le minerai mais aussi pour loger les mineurs.

Au détour d’une route sinueuse nous découvrons cet unique bâtiment assez curieux. En effet une partie semble abandonnée tandis que l’autre sert de gite de montagne. Nous longeons la route et nous rentrons discrètement dans la partie abandonnée. Pas besoin d’escalader ou de faire de grands détours, le bâtiment est ouvert aux quatre vents.


Sous le soleil de l’été, les couleurs des murs ressortent de plus belle. Malgré que le site ne soit qu’une coquille vide et qu’il ne reste aucun effet personnel ou meubles, je le trouve esthétique.
Sur les murs, les inscriptions des visiteurs. Beaucoup plus sympathique à mon sens que les tags.
Le « patriarcavirus » m’a fait sourire. Il faut dire que la visite de ce lieu remonte à 2020 et nous étions en plein dans la sortie de confinement. Le besoin de sortir de s’exprimer se retrouve sur les murs de certaines ruines.

On peut définir l’utilité de certaines pièces avec les éléments restants : comme ici les cuisines. Les hottes et les éviers encore en place malgré le délabrement.

C’est un au pas de course que je visite le lieu. Je ne suis pas seule et mes compagnons de fortune dans cette exploration sont plus intéressés par les souterrains que les friches ! C’est donc un tour rapide de quinze minutes qui me permettaient de prendre quelques clichés. je n’ai pas le temps d’apprécier le lieu et c’est bien dommage. Peut-être aurais-je vu ou remarqué d’autres choses intéressantes (ou pas)

Il est difficile dans ces conditions de se plonger ou de s’imaginer la vie dans ces lieux. Il ne reste également que trop peu de choses et les marques trouvées sur place sont dans tous les cas contemporaines.

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Auteur

Exploratrice et photographe passionnée d’histoire, mon travail s’articule autour de 2 axes : la photographie documentaire et la photographie artistique. Je réalise des reportages sur les souterrains et lieux abandonnés dans un but documentaire et réalise des photos témoignages afin de garder une trace de ce patrimoine oublié. Mes séries de photos artistiques, réalisées dans des lieux abandonnés deviennent le décor de mises en scène où elle exprime son ressenti des lieux, les sublime et les fait renaître le temps d’une image, en mélangeant rêve et réalité afin de s’approprier le lieu.

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