Carrière de marbre

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Voici une « petite carrière » de grande taille par sa hauteur où il reste pas mal de choses à voir même s’il celle-ci ne possède que très peu de salles. Une de ses particularités est de pouvoir trouver encore les voies qui permettaient d’extraire la pierre ainsi que des wagonnets.

Historique de la carrière

Exploitée dès l’époque romaine, cette carrière fut abandonnée de manière définitive en 1936. Au 18e siècle en raison de crue et de difficultés d’accès elle avait déjà été abandonnée mais temporairement. Ce n’est qu’à partir de 1845 que l’exploitation s’intensifiât avec la construction de la route départementale.
L’exploitation se faisait à ciel ouvert et de manière souterraine.

Du marbre extrait pour différents monuments

Le marbre de cette carrière a servi à la construction du socle de la statue de la liberté mais également aux colonnades sur le porche de l’église de Saint Egrève, une partie de l’Opéra de Paris ainsi que d’autres monuments.
Malheureusement à l’abandon et non mise en valeur coté patrimoine, il faudra s’atteler à une montée assez raide pour avoir le plaisir de la visiter.

La visite commence par la descenderie, c’est en effet au bout un énorme treuil servant à faire glisser les blocs de marbre sur des rails jusqu’à la route. Cette descenderie est composée de 3 rails ainsi que d’une zone de croisement à mi-pente.
Il faudra « escalader » cette partie pentue pour rejoindre l’entrée de la carrière. Il reste pas mal de chose tout autour du treuil.
L’entrée monumentale nous laisse apercevoir un nuage au plafond, preuve de la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur. On entre dans l’obscurité petit à petit pour découvrir de superbes piliers.

Aucun besoin de carte pour se repérer, le lieu est assez petit. Mais il possède pas mal d’éléments restant et on est agréablement surpris de découvrir un peu plus loin des rails avec des berlines Decauville.
Malgré la rouille il est possible de bouger les wagons sur les voies. Les aiguillages, même s’ils sont en piteux état sont toujours en état de marche.
Les plus grandes salles ont une hauteur de 20 mètres pour des longueurs de plus de 100 mètres environ.
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About Author

Exploratrice et photographe passionnée d’histoire, mon travail s’articule autour de 2 axes : la photographie documentaire et la photographie artistique. Je réalise des reportages sur les souterrains et lieux abandonnés dans un but documentaire et réalise des photos témoignages afin de garder une trace de ce patrimoine oublié. Mes séries de photos artistiques, réalisées dans des lieux abandonnés deviennent le décor de mises en scène où elle exprime son ressenti des lieux, les sublime et les fait renaître le temps d’une image, en mélangeant rêve et réalité afin de s’approprier le lieu.

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