La mine de Matsuo

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C’est une expérience étrange que d’explorer sous la neige ! Je ne l’avais jamais fait auparavant et il a fallu un voyage au Japon pour tenter l’expérience. Ici dans les anciens logements pour employés dans les mines de Matsuo.

Blancheur et béton

Les bâtiments que constituaient les logements des mineurs ne sont plus que d’immenses coques vides. Elle laisse depuis une impression de ville post-apocalyptique au milieu des montagnes. 
Appelée « Silent Hill » en raison de sa situation géographique. Coincée au milieu des montagnes les nuages s’y accumulent volontiers et donne l’impression d’un décor sorti d’un film d’horreur ou d’un jeu vidéo.
C’est en raquettes que la progression s’effectua en direction des mines de Matsuo. La brume couplée à la neige donne un coté majestueux à cette carcasse d’un autre temps.

La mine de Matsuo

Des pyrites de fer ont été découvertes par des villageois en 1882 dans le village de Matsuo. Cependant, en raison de l’éloignement de la zone et de la difficulté des transports, ces gisements n’étaient pas exploités. En 1911 une société commença le développement de mines à une altitude de 900 mètres. C’est ainsi que la mine ouvre en 1914 et exploite la pyrite de fer et le souffre. Située sur une zone volcanique la présence de gisements de soufre a permis à la mine de Matsuo de représenter 30% de la production de soufre du Japon. À la fin des années 50, il s’agissait de la troisième plus grande mine du Japon.


La mine a employé jusqu’à plus de 13 000 personnes. En raison de son emplacement, la société exploitant la mine a dû créer une ville complète pour les travailleurs. Sont alors construit des bâtiments en béton armés considérés comme plutôt luxueux puisqu’ils avaient des toilettes avec chasse d’eau, le chauffage central et des vide-ordures.
Après la fermeture de la mine 1979, tous les bâtiments en bois ont été détruits pour éviter tout risque d’incendie, ne laissant que les structures en béton armé.
 

 

 

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Exploratrice et photographe passionnée d’histoire, mon travail s’articule autour de 2 axes : la photographie documentaire et la photographie artistique. Je réalise des reportages sur les souterrains et lieux abandonnés dans un but documentaire et réalise des photos témoignages afin de garder une trace de ce patrimoine oublié. Mes séries de photos artistiques, réalisées dans des lieux abandonnés deviennent le décor de mises en scène où elle exprime son ressenti des lieux, les sublime et les fait renaître le temps d’une image, en mélangeant rêve et réalité afin de s’approprier le lieu.

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