Accrochés sur la montagne, on trouve les restes des bâtiments d’une ancienne mine d’où fut extrait des minerais de plomb argentifère, de zinc et de oxyde de fer. Il faudra marcher plusieurs heures afin de découvrir l’ensemble du site caché au creux d’une nature foisonnante.

La mine de Pierrefitte

La mine de Pierrefitte fut exploitée dès 1780, mais la Révolution met un terme à l’entreprise.
De 1852 à 1869, les travaux reprennent sous la direction du Marquis de Querrieu qui possédait d’autres concessions dans la vallée.
De 1879 à 1914, plusieurs compagnies anglaises s’y succéderont. Les produits de l’extraction étaient descendus aux laveries par câbles aériens.
En 1918,  la société Peñarroya (devenue plus tard Métaleurop) améliore à force de recherche et d’investissement l’extraction et le traitement du minerai. Elle exploitera la mine jusqu’à sa fermeture en 1969. Il existe de multiples cavités que l’on peut découvrir au fil de la balade.

©Labouche frères – Toulouse. Site Mindat.org

Un funiculaire permettait de monter à la mine le personnel ainsi que le matériel. Le lavage se faisait plus bas, relié par un rail sur le chemin d’accès.

Vestiges d’un complexe minier

Après l’arrêt effectif de l’exploitation en mai 1969, des travaux de démantèlement et de sécurisation ont été effectués. Comme la fermeture de galeries, la condamnation des portes des bâtiments. Entre 1988 à 1990 des travaux de démantèlement ont consisté dans la démolition de la laverie et la découpe de l’accès à la voie de Coutres. Les lignes de téléphériques alimentant la laverie ont été démantelées et évacuées entre 1997 et 2000.

De nombreux vestiges sont encore visibles. Malgré tout, la visite est des plus dangereuse. La randonnée pour visiter les différents sites se trouve sur des parties abruptes et peu visitées, ce qui rend la montée difficile.
Plusieurs panneaux interdisent par précaution l’accès aux anciens lieux d’extraction. Certains ont été rebouchés, d’autres sont encore ouverts mais difficilement accessibles.

Le paysage laisse transpercer ça et là les traces des anciennes mines. Malgré la verdure foisonnante en été, on repère assez rapidement les cavités sur le chemin de randonnée.


C’est après une marche longue, à pic et c’est un peu perdu que l’on tombe sur les premiers bâtiments en ruine. On peut repérer les anciens rails à travers la végétation. Nous montons encore un peu avant de se retrouver sur un petit plateau où se trouvent d’autres ruines.

Il faut encore continuer à flanc de coteau pour atteindre l’entrée de la mine.

 

Sources :

  • http://www.valleesdesgaves.com/Fichiers/documents/30_note_mines_penarroya_ppr_soulom_2010.pdf
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Auteur

Exploratrice et photographe passionnée d’histoire, mon travail s’articule autour de 2 axes : la photographie documentaire et la photographie artistique. Je réalise des reportages sur les souterrains et lieux abandonnés dans un but documentaire et réalise des photos témoignages afin de garder une trace de ce patrimoine oublié. Mes séries de photos artistiques, réalisées dans des lieux abandonnés deviennent le décor de mises en scène où elle exprime son ressenti des lieux, les sublime et les fait renaître le temps d’une image, en mélangeant rêve et réalité afin de s’approprier le lieu.

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